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Termes
traités dans ce mémoire

La gymnastique artistique
Français,anglais,espagnol

Céline Despres

Maitrise LEA - 2001 / 2002 - Paris III
Responsable : Loïc Depecker


Sommaire

Remerciements
Introduction
Abréviations spécifiques
Termes traités dans ce mémoire

Bibliographie


Remerciements

Je tiens à remercier l'organisme principal grâce auquel j'ai pu disposer de nombreux renseignements techniques sur la gymnastique artistique :

La Fédération Française de Gymnastique, qui met à disposition des entraîneurs tous les documents techniques (imposés, code de pointage et autres ouvrages) dont je me suis inspirée pour constituer mon mémoire.

Je tiens également à remercier tous ceux qui ont consacré une partie de leur précieux temps et m'ont aidé à élaborer ce mémoire :

L'Olympic Gym de Boissy (OGB), club de gymnastique de Boissy-St-Léger, et tous les entraîneurs – Virginie Monsimier, Karim Kérouani, Pierre Billard et Sandrine Ducastelle entre autres- qui m'ont conseillée et qui ont su m'apporter les précisions nécessaires pour l'élaboration des définitions.

Melle Sandrine Ducastelle, responsable technique et entraîneur à l'OGB, que je remercie particulièrement pour avoir fait office de valideur de mon mémoire terminologique.

Mon papa, M. DESPRES Jean-Marc, mon réviseur attitré qui a toujours été disponible et de bon conseil ainsi que ma maman, Martine DESPRES, pour ses encouragements et son attention.


INTRODUCTION

INTRODUCTION GÉNÉRALE 

La gymnastique en tant que sport olympique compte plusieurs disciplines. La Fédération Française de Gymnastique regroupe les spécialités suivantes : Gymnastique Artistique Féminine (GAF), Gymnastique Artistique Masculine (GAM), Gymnastique Rythmique (GR), Aérobic, Tumbling et Trampoline. Cependant, lorsque l'on n'est pas spécialiste, il est difficile de connaître la signification et les différences entre certaines de ces disciplines. On différencie principalement la gymnastique artistique, celle qui se pratique sur des agrès (saut de cheval, barres asymétriques, barres parallèles, barre fixe, poutre, cheval d'arçons, anneaux et sol) et la gymnastique rythmique, discipline exclusivement féminine qui se pratique sur un praticable avec des engins (corde, cerceau, ballon, massues et ruban).

Qu'est-ce que la gymnastique ?
Lorsque l'on cherche dans un dictionnaire la définition de la gymnastique, on trouve que c'est une activité qui consiste à faire des exercices ou des mouvements méthodiques du corps, qui se pratique par hygiène ou comme un sport. C'est d'ailleurs ce à quoi pensent la majorité des gens ; lorsque l'on parle de gymnastique, on pense à la gymnastique “du corps”. On est bien loin de la complexité de la gymnastique artistique, sujet de ce mémoire, qui comprend un nombre d'aspects et de concepts qui échappent complètement à la définition précédente. Afin d'apporter quelques précisions concernant la gymnastique artistique, les données suivantes paraissent importantes pour définir en quoi ce sport consiste : La gymnastique est une combinaison d'exercices qui exigent de très bonnes conditions physiques des gymnastes et qui s'exécutent sur différents agrès, quatre pour les filles (saut de cheval, barres asymétriques, poutre et sol) et six pour les garçons (barre fixe, barres parallèles, saut de cheval, cheval d'arçons, anneaux et sol).

Un peu d'histoire
Etymologie: du grec gumnos, nu, car les athlètes s'exerçaient nus.
La gymnastique ne date pas d'aujourd'hui : dès l'Antiquité, on réalisait dans le cadre de danses sacrées et de voltiges sur le cheval de bois, des acrobaties qui n'avaient rien à envier à la gymnastique actuelle. Mais il faudra attendre le 19ème siècle pour voir la gymnastique prendre un essor particulier.
D'après des fresques, des poteries et d'autres sources historiques, on sait que la gymnastique était pratiquée en Egypte, en Chine et en Grèce il y a plus de 3000 ans
Dans la Grèce antique, trois types de gymnastique étaient pratiqués : le premier était destiné à acquérir et à maintenir une bonne condition physique, le deuxième à entraîner les soldats et le troisième faisait partie du programme d'entraînement des athlètes. Chaque ville grecque possédait un gymnase («lieu où l'on s'entraîne nu»).
Les techniques récentes de gymnastique sont développées en Allemagne au cours de la seconde moitié du 18ème siècle. Le premier professeur de gymnastique moderne fut Johann Simon ; il enseignait à l'école de Basedow à Dessau, en Allemagne, en 1776. Friedrich Ludwig Jahn, ( 1778-1852) éducateur et créateur de la gymnastique moderne, fonda le Turnverein, société allemande de gymnastique prônant des idéaux patriotiques, à Berlin en 1811. Il mit au point des exercices utilisant des appareils fixes permettant de développer la force physique et l'autodiscipline. Le système suédois créé par le gymnaste Pehr Henrik Ling ( 1776,1839) insistait plutôt sur le rythme et la coordination par le biais d'enchaînements exécutés avec des cerceaux, des massues et de petits ballons ; la gymnastique rythmique et sportive est issue de cette méthode.
Jusque là ce sport était uniquement masculin. Ce n'est qu'à la fin du 19ème siècle que les femmes feront leur apparition dans cette discipline. La première société de gymnastique féminine est fondée en Suisse en 1860. La première compétition est organisée quelques années plus tard, en 1894 en Allemagne. En France, il faudra attendre 1910 pour que soient créées les premières sociétés exclusivement féminines telles que la Société féminine de gymnastique de Lyon ou encore l'Églantine de Lyon. Alors que la gymnastique masculine est représentée aux Jeux Olympiques depuis 1896, ce n'est qu'en 1928, à Amsterdam, que les femmes feront leur première apparition. Elles y accusent alors un gros retard technique sur les hommes et le programme ne ressemble guère à celui d'aujourd'hui. Depuis, agrès, tenues, programmes et techniques ont bien évolué, et les femmes rivalisent d'audace et de virtuosité avec leurs homologues masculins. Voici cette formidable évolution qui va conduire à la gymnastique actuelle.

Les Fédérations
·La Fédération Internationale de Gymnastique (FIG) : Fondée en 1881 par le Belge N.J. Cuperus, sous le nom de “Bureau des fédérations européennes de gymnastique”, elle devient en 1922 la Fédération Internationale de Gymnastique d'une centaine de fédérations affiliées. Son pouvoir s'étend sur l'ensemble de la gymnastique et c'est elle qui définit les programmes et les règlements techniques. Elle organise les grandes compétitions telles que les championnats du monde, la coupe du monde ou les championnats continentaux.

·La Fédération Française de Gymnastique (FFG) : C'est de l'union des deux fédérations masculine (créée en 1873) et féminine (1912) que naquît le 1er janvier 1946 la Fédération Française de Gymnastique sous la présidence du colonel Pierre Lecoq. Aujourd'hui, la FFG, avec environ 160 000 licenciés, gère plusieurs disciplines : la gymnastique artistique féminine (GAF), masculine (GAM), la gymnastique rythmique (GR), l'aérobic, le tumbling et le trampoline. Elle représente l'autorité de la gymnastique en France et a pour mission son développement, son organisation et son contrôle. Elle est aidée dans cette gestion par des comités régionaux et départementaux.

Un peu de technique
L'enjeu en gymnastique est de composer un enchaînement d'une valeur la plus proche possible de dix, avec un nombre de difficultés limité. Une difficulté de niveau A vaut 0.20 points ; B = 0.40 ; C = 0.60 et D = 0.80, sachant que des bonifications sont possibles pour des difficultés D ou E supplémentaires.
La note se compose en trois parties majeures : l'exécution = 4 points, c'est la technique, la tenue du corps, les hauteurs d'envol…; la combinaison = 0.60 points, qui juge l'aspect artistique, la variété du choix des éléments, l'utilisation de l'espace et des directions, la répartition des difficultés ; les exigences spécifiques = 1.40 points, qui sont spécifiques aux agrès.


INTRODUCTION MÉTHODOLOGIQUE 

Ayant pratiqué la gymnastique pendant dix ans et étant entraîneur et juge depuis 7 ans au club de Boissy-St-Léger, je me suis tournée naturellement vers ce domaine pour constituer mon mémoire. De plus le fait de travailler dans le milieu, et par conséquent d'avoir à disposition un grand nombre de documents et de connaissances sur la gymnastique, a facilité mon choix et mes démarches. J'ai donc réuni tous mes documents –entre autres les imposés (Programme National Critérium Edition 2001), plusieurs numéros de la revue Infos gym, les documents distribués lors des formations aux fonctions de juge et d'entraîneur etc- et j'ai consulté différents ouvrages techniques dont le Tome 1 du Mémento 97 des Activités Gymniques édité par la FFG pour finalement établir une liste d'environs 150 termes et expressions, que j'ai triés par la suite, au fur et à mesure que mon mémoire prenait forme et que son orientation vers la technique se confirmait. De même, j'ai choisi de me concentrer essentiellement sur la gymnastique artistique féminine lors de la sélection des termes, ce qui en a réduit considérablement le nombre mais a permis de traiter les concepts sélectionnés plus en profondeur, sachant que la plupart sont également employés en gymnastique artistique masculine. Je me suis donc focalisée sur les agrès féminins, à l'exception des éléments réalisables en barre fixe qui sont sensiblement les mêmes que ceux aux barres asymétriques. J'ai ensuite établi les liens entre chaque terme sous forme d'arborescences et sélectionné ceux que j'allais traiter en fonction de mes recherches concernant les équivalents en langue étrangère et en fonction des sous-domaines qui se dessinaient.

En tant que spécialiste et technicienne dans ce domaine, j'ai souhaité le traiter d'un point de vue technique, en mettant fortement l'accent sur les différentes figures que l'on peut réaliser en gymnastique, qui vont des éléments, positions et figures de base jusqu'aux éléments de haut niveau afin d'offrir un éventail le plus large possible de ce sport. Il permet ainsi d'une part de découvrir la gymnastique en s'adressant principalement aux néophytes, les définitions étant essentiellement descriptives et non associées à des conseils de nature technique, et d'autre part de mettre un nom sur les figures existant. Cependant, le vocabulaire utilisé dans les définitions, de par la nature très technique du domaine et l'angle sous lequel il est considéré, peut paraître parfois encore relativement spécialisé mais j'ai fait en sorte, ou du moins j'ai essayé, de faire figurer tous ces termes dans le mémoire de telle manière que le lecteur puisse s'y référer en cas de difficulté de compréhension d'une définition. Le niveau de définition est donc compréhensible par tous et ne nécessite pas une connaissance particulière de la gymnastique artistique.

En partant de la gymnastique, il est possible de traiter un certain nombre de sous-domaines. Il a donc fallu choisir et j'ai préféré m'attarder sur la description des éléments et des figures que sur l'administration de la gymnastique, les compétitions, les catégories ou le jugement, sujet qui constitue un domaine qui pourrait être traité séparément. J'ai donc consacré une grande partie aux éléments que j'ai regroupés parmi trois sous-domaines : les éléments acrobatiques, les éléments gymniques et les éléments de base. Ensuite j'ai regroupé les éléments et les termes relatifs au saut de cheval et ceux relatifs aux barres asymétriques et à la barre fixe dans deux sous-domaines bien distincts. J'ai consacré un sous-domaine aux différents agrès un autre au matériel utilisé en concentrant les explications sur la façon dont ils sont utilisés plutôt que sur leur structure ou leur composition. J'ai ensuite déterminé un sous-domaine relatif à la compétition en y incluant les exigences spécifiques d'un mouvement de gymnastique, des notions sur la notation et sur l'intervention de l'entraîneur en ces occasions et enfin un petit sous-domaine sur la tenue de gymnastique.

Ces termes sont principalement tirés d'ouvrages et de documents techniques destinés aux entraîneurs. Je me suis également appuyée sur certains sites Internet, comme celui de la FFG, afin de compléter et de constituer un corpus exhaustif. La visite du site de l'Institut National des Sports et de l'Education Physique (INSEP) m'a aussi permis de trouver un grand nombre d'équivalents en anglais tirés du lexique officiel de la gymnastique artistique, ce qui m'a confirmé l'officialisation de nombreux termes. En ce qui concerne les équivalents espagnols, je me suis inspirée du petit glossaire que j'ai constitué l'année dernière dans le cadre des cours dispensés par M. Hattingois, professeur à l'université Paris III, qui nous a initié et donné goût à la terminologie. 97 des Activités Gymniques

Les difficultés majeures concernant l'élaboration du mémoire ont été de mettre en place les liens entre les termes, les relations existant entre eux me paraissant parfois ambiguës. J'ai eu donc de nombreux doutes sur la nature des liens entre les concepts mais ils se sont estompés au fur et à mesure de l'année universitaire grâce aux explications de M. Depecker et aux exemples traités en classe. J'ai élaboré la majorité des définitions en m'inspirant de différents lexiques et du Mémento 97 des Activités Gymniques mais cela m'a demandé un travail de remise en forme afin de rendre accessible le niveau de définition. Mais il faut préciser que si les ouvrages aident à structurer et à ordonner l'ensemble des termes ou à formuler les définitions, ce sont avant tout la pratique et l'enseignement de ce sport qui m'ont permis d'expliquer leur sens et de rajouter certaines notes techniques dans les fiches terminologiques. Quant à la validation de ce mémoire, je ne savais pas si en tant que technicienne et spécialiste du domaine, il était possible de « s'auto valider » alors j'ai préféré demander à un autre entraîneur de tenir ce rôle, sachant qu'une erreur est toujours possible et qu' un regard extérieur était de toute façon bénéfique.

Pour conclure, la constitution de ce mémoire m'a permis de me rendre compte du métier de terminologue et m'a confirmé mon désir de faire de cette discipline une de mes spécialités, ce que j'espère pouvoir concrétiser dans la suite de mes études et dans mon avenir professionnel.


Abréviations spécifiques

Ayant pratiqué la gymnastique pendant dix ans et étant entraîneur et juge depuis 7 ans au club de Boissy-St-Léger, je me suis tournée naturellement vers ce domaine pour constituer mon mémoire. De plus le fait de travailler dans le milieu, et par conséquent d'avoir à disposition un grand nombre de documents et de connaissances sur la gymnastique, a facilité mon choix et mes démarches. J'ai donc réuni tous mes documents –entre autres les imposés (Programme National Critérium Edition 2001), plusieurs numéros de la revue Infos gym, les documents distribués lors des formations aux fonctions de juge et d'entraîneur etc- et j'ai consulté différents ouvrages techniques dont le Tome 1 du Mémento 97 des Activités Gymniques édité par la FFG pour finalement établir une liste d'environs 150 termes et expressions, que j'ai triés par la suite, au fur et à mesure que mon mémoire prenait forme et que son orientation vers la technique se confirmait. De même, j'ai choisi de me concentrer essentiellement sur la gymnastique artistique féminine lors de la sélection des termes, ce qui en a réduit considérablement le nombre mais a permis de traiter les concepts sélectionnés plus en profondeur, sachant que la plupart sont également employés en gymnastique artistique masculine. Je me suis donc focalisée sur les agrès féminins, à l'exception des éléments réalisables en barre fixe qui sont sensiblement les mêmes que ceux aux barres asymétriques. J'ai ensuite établi les liens entre chaque terme sous forme d'arborescences et sélectionné ceux que j'allais traiter en fonction de mes recherches concernant les équivalents en langue étrangère et en fonction des sous-domaines qui se dessinaient.

En tant que spécialiste et technicienne dans ce domaine, j'ai souhaité le traiter d'un point de vue technique, en mettant fortement l'accent sur les différentes figures que l'on peut réaliser en gymnastique, qui vont des éléments, positions et figures de base jusqu'aux éléments de haut niveau afin d'offrir un éventail le plus large possible de ce sport. Il permet ainsi d'une part de découvrir la gymnastique en s'adressant principalement aux néophytes, les définitions étant essentiellement descriptives et non associées à des conseils de nature technique, et d'autre part de mettre un nom sur les figures existant. Cependant, le vocabulaire utilisé dans les définitions, de par la nature très technique du domaine et l'angle sous lequel il est considéré, peut paraître parfois encore relativement spécialisé mais j'ai fait en sorte, ou du moins j'ai essayé, de faire figurer tous ces termes dans le mémoire de telle manière que le lecteur puisse s'y référer en cas de difficulté de compréhension d'une définition. Le niveau de définition est donc compréhensible par tous et ne nécessite pas une connaissance particulière de la gymnastique artistique.

En partant de la gymnastique, il est possible de traiter un certain nombre de sous-domaines. Il a donc fallu choisir et j'ai préféré m'attarder sur la description des éléments et des figures que sur l'administration de la gymnastique, les compétitions, les catégories ou le jugement, sujet qui constitue un domaine qui pourrait être traité séparément. J'ai donc consacré une grande partie aux éléments que j'ai regroupés parmi trois sous-domaines : les éléments acrobatiques, les éléments gymniques et les éléments de base. Ensuite j'ai regroupé les éléments et les termes relatifs au saut de cheval et ceux relatifs aux barres asymétriques et à la barre fixe dans deux sous-domaines bien distincts. J'ai consacré un sous-domaine aux différents agrès un autre au matériel utilisé en concentrant les explications sur la façon dont ils sont utilisés plutôt que sur leur structure ou leur composition. J'ai ensuite déterminé un sous-domaine relatif à la compétition en y incluant les exigences spécifiques d'un mouvement de gymnastique, des notions sur la notation et sur l'intervention de l'entraîneur en ces occasions et enfin un petit sous-domaine sur la tenue de gymnastique.

Ces termes sont principalement tirés d'ouvrages et de documents techniques destinés aux entraîneurs. Je me suis également appuyée sur certains sites Internet, comme celui de la FFG, afin de compléter et de constituer un corpus exhaustif. La visite du site de l'Institut National des Sports et de l'Education Physique (INSEP) m'a aussi permis de trouver un grand nombre d'équivalents en anglais tirés du lexique officiel de la gymnastique artistique, ce qui m'a confirmé l'officialisation de nombreux termes. En ce qui concerne les équivalents espagnols, je me suis inspirée du petit glossaire que j'ai constitué l'année dernière dans le cadre des cours dispensés par M. Hattingois, professeur à l'université Paris III, qui nous a initié et donné goût à la terminologie. 97 des Activités Gymniques

Les difficultés majeures concernant l'élaboration du mémoire ont été de mettre en place les liens entre les termes, les relations existant entre eux me paraissant parfois ambiguës. J'ai eu donc de nombreux doutes sur la nature des liens entre les concepts mais ils se sont estompés au fur et à mesure de l'année universitaire grâce aux explications de M. Depecker et aux exemples traités en classe. J'ai élaboré la majorité des définitions en m'inspirant de différents lexiques et du Mémento 97 des Activités Gymniques mais cela m'a demandé un travail de remise en forme afin de rendre accessible le niveau de définition. Mais il faut préciser que si les ouvrages aident à structurer et à ordonner l'ensemble des termes ou à formuler les définitions, ce sont avant tout la pratique et l'enseignement de ce sport qui m'ont permis d'expliquer leur sens et de rajouter certaines notes techniques dans les fiches terminologiques. Quant à la validation de ce mémoire, je ne savais pas si en tant que technicienne et spécialiste du domaine, il était possible de « s'auto valider » alors j'ai préféré demander à un autre entraîneur de tenir ce rôle, sachant qu'une erreur est toujours possible et qu' un regard extérieur était de toute façon bénéfique.

Pour conclure, la constitution de ce mémoire m'a permis de me rendre compte du métier de terminologue et m'a confirmé mon désir de faire de cette discipline une de mes spécialités, ce que j'espère pouvoir concrétiser dans la suite de mes études et dans mon avenir professionnel.


BIBLIOGRAPHIE

Ayant pratiqué la gymnastique pendant dix ans et étant entraîneur et juge depuis 7 ans au club de Boissy-St-Léger, je me suis tournée naturellement vers ce domaine pour constituer mon mémoire. De plus le fait de travailler dans le milieu, et par conséquent d'avoir à disposition un grand nombre de documents et de connaissances sur la gymnastique, a facilité mon choix et mes démarches. J'ai donc réuni tous mes documents –entre autres les imposés (Programme National Critérium Edition 2001), plusieurs numéros de la revue Infos gym, les documents distribués lors des formations aux fonctions de juge et d'entraîneur etc- et j'ai consulté différents ouvrages techniques dont le Tome 1 du Mémento 97 des Activités Gymniques édité par la FFG pour finalement établir une liste d'environs 150 termes et expressions, que j'ai triés par la suite, au fur et à mesure que mon mémoire prenait forme et que son orientation vers la technique se confirmait. De même, j'ai choisi de me concentrer essentiellement sur la gymnastique artistique féminine lors de la sélection des termes, ce qui en a réduit considérablement le nombre mais a permis de traiter les concepts sélectionnés plus en profondeur, sachant que la plupart sont également employés en gymnastique artistique masculine. Je me suis donc focalisée sur les agrès féminins, à l'exception des éléments réalisables en barre fixe qui sont sensiblement les mêmes que ceux aux barres asymétriques. J'ai ensuite établi les liens entre chaque terme sous forme d'arborescences et sélectionné ceux que j'allais traiter en fonction de mes recherches concernant les équivalents en langue étrangère et en fonction des sous-domaines qui se dessinaient.

En tant que spécialiste et technicienne dans ce domaine, j'ai souhaité le traiter d'un point de vue technique, en mettant fortement l'accent sur les différentes figures que l'on peut réaliser en gymnastique, qui vont des éléments, positions et figures de base jusqu'aux éléments de haut niveau afin d'offrir un éventail le plus large possible de ce sport. Il permet ainsi d'une part de découvrir la gymnastique en s'adressant principalement aux néophytes, les définitions étant essentiellement descriptives et non associées à des conseils de nature technique, et d'autre part de mettre un nom sur les figures existant. Cependant, le vocabulaire utilisé dans les définitions, de par la nature très technique du domaine et l'angle sous lequel il est considéré, peut paraître parfois encore relativement spécialisé mais j'ai fait en sorte, ou du moins j'ai essayé, de faire figurer tous ces termes dans le mémoire de telle manière que le lecteur puisse s'y référer en cas de difficulté de compréhension d'une définition. Le niveau de définition est donc compréhensible par tous et ne nécessite pas une connaissance particulière de la gymnastique artistique.

En partant de la gymnastique, il est possible de traiter un certain nombre de sous-domaines. Il a donc fallu choisir et j'ai préféré m'attarder sur la description des éléments et des figures que sur l'administration de la gymnastique, les compétitions, les catégories ou le jugement, sujet qui constitue un domaine qui pourrait être traité séparément. J'ai donc consacré une grande partie aux éléments que j'ai regroupés parmi trois sous-domaines : les éléments acrobatiques, les éléments gymniques et les éléments de base. Ensuite j'ai regroupé les éléments et les termes relatifs au saut de cheval et ceux relatifs aux barres asymétriques et à la barre fixe dans deux sous-domaines bien distincts. J'ai consacré un sous-domaine aux différents agrès un autre au matériel utilisé en concentrant les explications sur la façon dont ils sont utilisés plutôt que sur leur structure ou leur composition. J'ai ensuite déterminé un sous-domaine relatif à la compétition en y incluant les exigences spécifiques d'un mouvement de gymnastique, des notions sur la notation et sur l'intervention de l'entraîneur en ces occasions et enfin un petit sous-domaine sur la tenue de gymnastique.

Ces termes sont principalement tirés d'ouvrages et de documents techniques destinés aux entraîneurs. Je me suis également appuyée sur certains sites Internet, comme celui de la FFG, afin de compléter et de constituer un corpus exhaustif. La visite du site de l'Institut National des Sports et de l'Education Physique (INSEP) m'a aussi permis de trouver un grand nombre d'équivalents en anglais tirés du lexique officiel de la gymnastique artistique, ce qui m'a confirmé l'officialisation de nombreux termes. En ce qui concerne les équivalents espagnols, je me suis inspirée du petit glossaire que j'ai constitué l'année dernière dans le cadre des cours dispensés par M. Hattingois, professeur à l'université Paris III, qui nous a initié et donné goût à la terminologie. 97 des Activités Gymniques

Les difficultés majeures concernant l'élaboration du mémoire ont été de mettre en place les liens entre les termes, les relations existant entre eux me paraissant parfois ambiguës. J'ai eu donc de nombreux doutes sur la nature des liens entre les concepts mais ils se sont estompés au fur et à mesure de l'année universitaire grâce aux explications de M. Depecker et aux exemples traités en classe. J'ai élaboré la majorité des définitions en m'inspirant de différents lexiques et du Mémento 97 des Activités Gymniques mais cela m'a demandé un travail de remise en forme afin de rendre accessible le niveau de définition. Mais il faut préciser que si les ouvrages aident à structurer et à ordonner l'ensemble des termes ou à formuler les définitions, ce sont avant tout la pratique et l'enseignement de ce sport qui m'ont permis d'expliquer leur sens et de rajouter certaines notes techniques dans les fiches terminologiques. Quant à la validation de ce mémoire, je ne savais pas si en tant que technicienne et spécialiste du domaine, il était possible de « s'auto valider » alors j'ai préféré demander à un autre entraîneur de tenir ce rôle, sachant qu'une erreur est toujours possible et qu' un regard extérieur était de toute façon bénéfique.

Pour conclure, la constitution de ce mémoire m'a permis de me rendre compte du métier de terminologue et m'a confirmé mon désir de faire de cette discipline une de mes spécialités, ce que j'espère pouvoir concrétiser dans la suite de mes études et dans mon avenir professionnel.

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