Présentation des mémoires de terminologie
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Les produits dérivés des marchés financiers
Français,anglaisIsabelle Tresson
Maitrise LEA - 2003 / 2004 - Paris III
Responsable : Loïc Depecker
Sommaire
Remerciements
Introduction
Termes traités dans ce mémoire
Bibliographie
Je tiens à remercier tous ceux qui ont bien voulu m'apporter informations, relecture et critiques et tiens à citer tout particulièrement les personnes suivantes.
Je remercie M. Combry pour ses cours de terminologie économique et financière qui m'ont permis d'aborder le domaine des instruments financiers avec de bonnes bases et m'ont ouvert des horizons.
Je remercie également M. Guillaume MERCK pour avoir accepté de relire ce mémoire de terminologie.
Je tiens à remercier tout particulièrement Mme Fatou GAYE, analyste financier à la Société Générale, qui m'a accordé plusieurs entretiens et fourni de précieuses informations et critiques concernant les fiches de terminologie. Je la remercie également d'avoir accepté d'être mon valideur.
Je remercie enfin M. Loïc DEPECKER, directeur de ce mémoire, pour ses cours de terminologie et ses précieux conseils.
INTRODUCTION GÉNÉRALE
La finance, et plus particulièrement les produits dérivés, est un domaine qui m'était complètement inconnu il y a encore quelques mois. J'ai eu l'opportunité d'avoir une introduction à ce sujet par le biais des cours d'économie de M. Combry. En effet, il nous a fait étudier certains instruments dérivés comme notamment les options sur devises. C'est en préparant l'examen d'économie que je me suis rendue compte de toute la terminologie spécifique à ce domaine et j'ai désiré en savoir plus.
Les produits dérivés sont des instruments employés par des détenteurs d'actifs (de capital, de marchandises, de devises, etc.) afin de se protéger de risques divers. Par exemple, les entreprises et les banques qui travaillent avec d'autres entreprises ou banques étrangères ou bien les entreprises importatrices ou exportatrices sont confrontées à plusieurs risques qu'elles ne rencontrent pas sur le territoire national comme le risque de change. C'est pour pallier à ces risques que l'on a développé des techniques financières et des instruments financiers adaptés aux besoins actuels. Les produits dérivés sont des instruments dont les caractéristiques « dérivent » ou découlent d'autres instruments et dont la valeur dépend de ces autres instruments ou actifs, appelés « actifs sous-jacents ».
Les instruments dérivés, ou produits dérivés, peuvent être négociés sur un marché organisé (comme par exemple le Monep à Paris, sur lequel sont échangées des options négociables) ou sur un marché hors cote ou de gré à gré, c'est-à -dire un marché non réglementé. Les produits dérivés négociés sur les marchés réglementés sont standardisés et des organismes professionnels et régulateurs surveillent ces échanges et veillent au bon fonctionnement du marché. Les dérivés échangés sur le marché de gré à gré sont des produits adaptés aux besoins des agents économiques et ne sont soumis à aucun contrôle.
Il y a trois grands types d'instruments dérivés que nous allons traiter dans ce glossaire. Il s'agit des contrats à terme, des options et des échanges financiers. Tous trois peuvent être employés pour se protéger des risques de change, de taux d'intérêt et de crédit.
Un contrat à terme est un accord passé entre l'acheteur ou le vendeur du contrat, d'un côté, et un marché à terme, de l'autre, dans lequel l'acheteur ou le vendeur accepte de vendre une quantité spécifique d'un instrument ou d'une matière première à un prix spécifique et à un moment donné. Les contrats à terme sont des instruments négociés sur un marché à terme et sont standardisés.
Les options sont des contrats qui confèrent à leurs acheteurs le droit mais non l'obligation d'acheter ou de vendre un certain actif sous-jacent. L'acheteur d'une option n'est pas obligé d'acheter ou de vendre le sous-jacent de l'option d'achat ou de vente qu'il détient mais le vendeur est lui obligé de vendre de l'acheteur décide d'acheter o de vendre.
Les échanges financiers sont des contrats non standardisés négociés directement entre l'acheteur et le vendeur. Ces contrats à terme sont traités sur un marché de gré à gré. Ils permettent d'échanger des taux d'intérêt pendant une durée déterminée.
Les instruments dérivés peuvent être fondés sur un grand nombre d'instruments financiers différents: le cours des actions, le marché des changes, les taux d'intérêt, le différentiel entre deux prix, ou bien même sur des produits dérivés. La combinaison de transactions est donc immense. Nous nous sommes limités aux produits dérivés les plus courants.
Pour appréhender ce sujet, il a fallu me documenter de façon approfondie sur le domaine de la finance. J'ai commencé par lire des ouvrages consacrés aux marchés financiers en général et à la bourse. Puis, je me suis concentré sur les livres traitant particulièrement des instruments financiers. J'ai donc lu plusieurs livres traitant de ce sujet, notamment des ouvrages écrits ou co-écrits par Yves Simon, professeur à l'Université Paris IX Dauphine et spécialiste dans ce domaine.
J'ai eu l'opportunité d'avoir plusieurs entretiens avec Mme Fatou Gaye, analyste financier à la Société Générale, qui m'a fourni d'importantes informations. J'ai réalisé l'ampleur du domaine et j'ai eu quelques difficultés de compréhension. Mme Gaye a pu m'apporter des éclairages sur les différents marchés et instruments dérivés par exemple. Il est vrai que les instruments dérivés sont en pleine expansion et que de nouveaux produits sont sans cesse créés. J'ai alors décidé de cibler mon étude sur certains produits dérivés et j'ai choisi ceux qui paraissaient être les plus courants. Ainsi, ce glossaire ne peut recouvrir la totalité des produits dérivés mais il constitue une bonne introduction à ce domaine.
Un des problèmes rencontrés fut la dénomination de certains instruments dérivés en français. En effet, ces produits sont employés dans toutes les places financières de la planète mais ils sont la plupart du temps créés sur le marché étasunien. Les professionnels de la finance français, canadiens, belges ou suisses « importent » souvent directement ces produits qui conservent leur appellation anglaise. Les réglementations surviennent bien après l'emploi de ces termes anglais par les professionnels et bien que certains termes français aient été normalisés par des commissions terminologiques (celle du Ministères des Finances par exemple), ce sont encore les termes anglais qui prédominent. J'ai choisi de sélectionner le terme normalisé dès que cela fut possible mais bien souvent la forme concurrente indiquée est celle employée couramment par les experts du domaine étudié. De même, j'ai consulté des sites internet canadiens, suisses et belges et consulté un livre écrit par un économiste belge, Alain Ruttens, pour vérifier comment ces termes étaient passés dans le français et vérifier s'il n'y avait pas de variantes géographiques. J'ai également lu des ouvrages en anglais pour vérifier les variantes des termes anglais.
Cette étude des instruments financiers dérivés me semble être utile aux traducteurs et toutes autres personnes qui se voient confrontés à ce domaine pour la première fois et qui ont besoin de quelques explications, fournies par le biais des définitions. Les arborescences donnent également des éclairages et permettent de mieux comprendre les relations existant entre les différents concepts. Ce travail constitue donc une première approche déjà approfondie d'un sujet qui peut sembler obscur au néophyte.
Pour appréhender ce sujet, il a fallu me documenter de façon approfondie sur le domaine de la finance. J'ai commencé par lire des ouvrages consacrés aux marchés financiers en général et à la bourse. Puis, je me suis concentré sur les livres traitant particulièrement des instruments financiers. J'ai donc lu plusieurs livres traitant de ce sujet, notamment des ouvrages écrits ou co-écrits par Yves Simon, professeur à l'Université Paris IX Dauphine et spécialiste dans ce domaine.
J'ai eu l'opportunité d'avoir plusieurs entretiens avec Mme Fatou Gaye, analyste financier à la Société Générale, qui m'a fourni d'importantes informations. J'ai réalisé l'ampleur du domaine et j'ai eu quelques difficultés de compréhension. Mme Gaye a pu m'apporter des éclairages sur les différents marchés et instruments dérivés par exemple. Il est vrai que les instruments dérivés sont en pleine expansion et que de nouveaux produits sont sans cesse créés. J'ai alors décidé de cibler mon étude sur certains produits dérivés et j'ai choisi ceux qui paraissaient être les plus courants. Ainsi, ce glossaire ne peut recouvrir la totalité des produits dérivés mais il constitue une bonne introduction à ce domaine.
Un des problèmes rencontrés fut la dénomination de certains instruments dérivés en français. En effet, ces produits sont employés dans toutes les places financières de la planète mais ils sont la plupart du temps créés sur le marché étasunien. Les professionnels de la finance français, canadiens, belges ou suisses « importent » souvent directement ces produits qui conservent leur appellation anglaise. Les réglementations surviennent bien après l'emploi de ces termes anglais par les professionnels et bien que certains termes français aient été normalisés par des commissions terminologiques (celle du Ministères des Finances par exemple), ce sont encore les termes anglais qui prédominent. J'ai choisi de sélectionner le terme normalisé dès que cela fut possible mais bien souvent la forme concurrente indiquée est celle employée couramment par les experts du domaine étudié. De même, j'ai consulté des sites internet canadiens, suisses et belges et consulté un livre écrit par un économiste belge, Alain Ruttens, pour vérifier comment ces termes étaient passés dans le français et vérifier s'il n'y avait pas de variantes géographiques. J'ai également lu des ouvrages en anglais pour vérifier les variantes des termes anglais.
Cette étude des instruments financiers dérivés me semble être utile aux traducteurs et toutes autres personnes qui se voient confrontés à ce domaine pour la première fois et qui ont besoin de quelques explications, fournies par le biais des définitions. Les arborescences donnent également des éclairages et permettent de mieux comprendre les relations existant entre les différents concepts. Ce travail constitue donc une première approche déjà approfondie d'un sujet qui peut sembler obscur au néophyte.
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